A 36 ans, Pascal Mendy a décidé de revenir jouer dans la Ligue 1 sénégalaise pour repartir du bon pied après une carrière qui l’a déjà mené en Russie, en Lituanie et dernièrement en Biélorussie. L’arrière-gauche (ou droit) de Mbour Petite-Côte se prononce sur le football sénégalais, notamment l’actualité de l’Équipe nationale où il a joué 10 matchs entre 2006 et 2008.
Comment appréciez-vous le nul obtenu face à l’Olympique de Ngor ?
C’est un résultat positif (1-1) parce que nous étions à l’extérieur. Nous allons bien préparer la prochaine journée à domicile contre le Casa-Sport. Ce ne sera pas un match facile, mais nous ne nous faisons pas de fixation sur l’adversaire. Quelle que soit l’équipe qui est en face, nous cherchons toujours la gagne. Nous sommes en train de faire un très bon travail et notre objectif est d’aller encore plus haut. Nous visons le sommet et j’espère que nous atteindrons notre but.
Qu’est-ce que vous pensez du niveau de la Ligue 1 ?
Il y a du rythme et il y a de bons joueurs. Mais ce sont les moyens qui font défaut. Les infrastructures manquent et il faut continuer à travailler pour aider les joueurs à montrer tout leur talent.
Qu’est-ce qui vous a motivé à revenir jouer au Sénégal ?
Je suis revenu parce que c’est mon terroir. Et comme ça ne marchait plus à l’extérieur (Biélorussie, Ndlr), j’ai décidé de revenir jouer à Mbour où j’habite. J’en ai parlé avec mon « grand » Amsatou Fall qui m’a guidé dans mon choix. Il y avait d’autres clubs qui s’étaient manifestés, mais j’ai choisi Mbour Petite-Côte.
«Je ne veux pas terminer la saison au Sénégal»
Vous êtes revenu pour rester ou repartir du bon pied ?
Je suis revenu pour apporter mon expérience et aider l’équipe à progresser. C’est aussi pour mieux rebondir et repartir. Je ne veux pas terminer la saison au Sénégal. J’ai signé pour une année, mais j’aimerais repartir le plus vite possible avant même que mon contrat n’arrive à terme.
Votre carrière vous a mené dans combien de pays ?
Je suis passé par la Russie, la Lituanie et la Biélorussie. J’ai aussi fait des tests dans d’autres pays, notamment en France avec le Paris Saint-Germain. Mais c’est en Russie que j’ai eu mon premier contrat professionnel avec le Dynamo Moscou (2003-2006).
Comment avez-vous vécu l’élimination des Lions à la dernière CAN ?
Quand une équipe comme le Sénégal s’arrête au premier tour, évidemment que ce n’est pas un bon résultat. Avec tout le potentiel que nous avons, nous devons viser plus haut. Quand on entre sur un terrain, il faut savoir mettre certains détails de côté et mouiller le maillot. Il faut défendre les couleurs nationales.
Vous pensez qu’il a manqué aux joueurs cet amour du maillot ?
Non, je ne dirais pas cela. Ils mouillent le maillot. Mais je pense que lorsqu’un joueur entre sur un terrain de football, il doit essayer de se surpasser. Ils sont tous talentueux et les autres équipes ne sont pas meilleures. Ce qu’il faut, c’est cette envie de tout donner, de se transcender. S’ils redoublent d’efforts, ils pourront se relever.
«Que ce soit un entraîneur local ou un étranger, l’essentiel est de choisir la bonne personne et lui donner les moyens de travailler»
Est-ce à dire que l’équipe n’a pas joué à sa réelle valeur ?
Les équipes qui ont été en finale ne sont pas meilleures que le Sénégal. Nous avons battu le Ghana, pourtant il est allé jusqu’en finale. Cela veut dire qu’en football, il y a certains détails qu’il faut éviter.
Qu’est-ce qui manque à cette Equipe du Sénégal ?
Il ne lui manque rien. Nous avons beaucoup de joueurs de talent, peut-être qu’il nous manque un peu de chance. Continuons à travailler, peut-être que cela viendra un jour.
Dans le débat concernant le futur sélectionneur, êtes-vous pour un entraîneur local ou un étranger ?
Je ne peux pas en dire beaucoup. Que ce soit un entraîneur local ou un étranger, l’essentiel est de choisir la bonne personne et lui donner les moyens de travailler.






















