Deuxième défaite d’affilée pour le Sénégal dans ce Mondial 2026. Face à la Norvège, au MetLife Stadium, les choix figés du staff et les erreurs individuelles flagrantes de la vieille garde ont sonné le glas des ambitions immédiates des Lions de la Teranga. Ismaïla Sarr, auteur d’un doublé, a sauvé l’honneur, mais le mal était déjà fait. Une nuit noire à Dakar restée connectée avec New York dans la désillusion.
Le surplace tactique de Pape Thiaw qui coûte cher : reconduire le onze de départ qui avait sombré face à la France (1-3) tenait soit de la confiance aveugle, soit d’un manque cruel d’inspiration. En maintenant les mêmes hommes, le sélectionneur Pape Thiaw a offert un copier-coller de nos manques actuels : un milieu lourd, une transition prévisible et une incapacité chronique à bousculer un bloc bien en place. L’absence de sang neuf dès le coup d’envoi a rapidement bridé les velléités sénégalaises.
Koulibaly et Gana Guèye : le poids des ans et des fautes
Si l’expérience est une arme, elle s’est retournée contre les Lions. Les cadres trentenaires ont sombré dans des proportions rarement vues à ce niveau. Kalidou Koulibaly a incarné cette fébrilité. Coupable d’un manque flagrant de vivacité et d’indécision, le capitaine a offert l’ouverture du score à Marcus Holmgren Pedersen à la 43e minute en tardant à dégager son camp. Une nonchalance coupable payée au prix fort. Ses approximations face aux assauts de Erling Haaland en seconde période ont définitivement plombé l’arrière-garde.
Idrissa Gana Guèye, de son côté, a affiché des limites physiques criantes. Souvent en retard dans les duels, c’est sa perte de balle évitable au milieu de terrain qui amorce l’action du deuxième but norvégien, conclu par Haaland à la 48e minute.
Sadio Mané, l’ombre de lui-même
Le constat est tout aussi alarmant pour le leader de l’attaque. Aligné sur le flanc gauche, Sadio Mané a erré comme une âme en peine. S’il initie péniblement l’action de la première réduction du score par Sarr (53e), son impact global a été catastrophique : dribbles prévisibles, duels perdus et une incapacité notoire à faire la différence sur son vis-à-vis. Ce match transparent confirme le déclin amorcé de la star nationale, incapable de porter l’équipe dans les moments de tempête.
Un sursaut trop tardif pour masquer les carences
La réduction du score in extremis de Ismaïla Sarr à la 90e+3 minute (son deuxième but de la soirée) donne au score final un éclat trompeur. Les entrées de Pape Matar Sarr (qui a remplacé un Koulibaly dépassé à la 71e) et de Ibrahim Mbaye ont apporté le dynamisme que le onze de départ réclamait. Avec zéro point en deux sorties, le Sénégal se retrouve au pied du mur. Pour espérer accrocher une place de miraculé parmi les meilleurs troisièmes, il faudra impérativement battre l’Irak lors de la dernière journée. Mais avant cela, une profonde remise en question des statuts s’impose.























