Longtemps attendu du côté de la Tanière, Malang Sarr a enfin effectué ses premiers pas sous le maillot du Sénégal. Pour Galsenfoot.com, retour sur l’entretien exclusif accordé par le défenseur gaucher au site officiel de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), où il revient sur son intégration, ses ambitions et l’émotion toute particulière liée à ses débuts chez les Lions.
Une première éprouvante mais victorieuse à Bahir Dar
C’est le 29 septembre 2026, à 1 800 mètres d’altitude dans la ville de Bahir Dar en Éthiopie, que Malang Sarr a honoré sa première cape internationale avec le Sénégal. Une première dans des conditions climatiques et physiques particulières qu’il n’est pas près d’oublier.
« Ce serait mentir de dire que je connaissais la ville avant d’y aller », confie-t-il dans un sourire. « Quand on a fait le premier entraînement, j’ai senti la différence. Jouer en altitude, c’est très difficile pour le corps d’un athlète. Mais je me suis dit que c’était le destin, qu’il fallait se battre et avoir un mental de guerrier pour aller chercher cette victoire. »
Résultat : un succès précieux, une prestation solide et un clean sheet pour lancer idéalement son aventure internationale.
« Au nom du père »
Au moment de retentir l’hymne national sénégalais, l’émotion était à son comble pour l’ancien Aiglon. Originaire du quartier des Moulins à Nice et profondément attaché à son berceau familial de Rufisque, Malang Sarr a disputé cette rencontre la pensée tournée vers son père, parti trop tôt. Ce dernier rêvait de le voir porter un jour la tunique vert-jaune-rouge. Honorant cette mémoire, le rocher défensif s’est dit prêt à tout donner pour rendre fiers ses proches et tout le peuple sénégalais.
Bizutage, accueil chaleureux et complicité avec les cadres
Interrogé sur ses premiers jours au sein du regroupement, Malang Sarr n’a pas tari d’éloges sur la qualité de l’accueil qui lui a été réservé par ses coéquipiers.
« Honnêtement, ça ne pouvait pas mieux se passer. J’ai été accueilli de la meilleure des manières, on dirait que je suis ici depuis des années. Ils m’ont mis à l’aise pour que je puisse être moi-même et apporter ce que je sais faire sur le terrain. »
Et concernant le traditionnel rituel du bizutage ? Le nouveau Lion avoue avoir bénéficié d’un coup de pouce complice d’un certain Idrissa Gana Guèye : « Le groupe a été indulgent et Gana m’a aidé. On a un petit secret qu’on ne peut pas dévoiler, mais j’ai reçu son aide sur le coup pour y échapper un peu ! »
Prêt à endosser des responsabilités dans une Tanière en transition
Si son arrivée chez les Lions s’est fait attendre — après avoir manqué des rendez-vous manqués par le passé —, Malang Sarr refuse de nourrir des regrets. Il préfère regarder vers l’avant et s’inscrire pleinement dans le projet de la sélection.
« Il y a eu une déception à un moment donné, c’est vrai, mais la page est tournée. Mon arrivée tombe au bon moment parce que le groupe est dans une phase de transition. Les anciens qui ont beaucoup gagné accompagnent les plus jeunes. C’est une responsabilité d’endosser ce rôle d’intermédiaire, et j’ai toujours aimé avoir des responsabilités. Ce n’est pas de la pression, il faut juste être à la hauteur de la nation. »
Désormais bien intégré et en parfaite harmonie avec le staff et les cadres du vestiaire, Malang Sarr affiche des ambitions claires : s’imposer durablement et aider le Sénégal à glaner de nouveaux succès.



























