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Classé 29e ex æquo du Ballon d’Or 2026 avec William Saliba, Sadio Mané signe son classement le plus modeste en cinq nominations. Dans son édition, L’Observateur souligne toutefois que l’attaquant d’Al-Nassr conserve de solides arguments pour le Ballon d’Or africain, qui sera décerné le 7 décembre au Nigeria, une distinction qui accorde davantage de poids aux performances en sélection et aux grandes compétitions continentales.

Au Maroc, le numéro 10 des « Lions » a porté le Sénégal vers le sacre à la CAN 2025 avec deux buts, trois passes décisives et le titre de meilleur joueur du tournoi. En club, il a également décroché le titre de champion d’Arabie saoudite, avec un bilan de 14 buts et neuf passes décisives en 36 matchs toutes compétitions confondues. Al-Nassr n’a perdu aucune rencontre lorsqu’il était sur la pelouse.

Interrogé par L’Observateur, son manager, Bacary Cissé, estime que le joueur méritait une meilleure reconnaissance mondiale : « Lorsque l’on connaît les exigences que Sadio s’impose, son apport à ses équipes et la régularité dont il fait preuve depuis tant d’années, il est légitime de penser qu’il pouvait prétendre à une meilleure place. Sadio n’est pas seulement un joueur que l’on évalue à travers un classement. »

Pour l’ancien entraîneur de l’US Ouakam, Malick Diop, ce rang mondial s’explique notamment par les critères de l’élection, dont « le poids et l’exposition de son championnat, les résultats du Sénégal à la dernière Coupe du monde, entre autres ». Il nuance toutefois la portée de ce classement : « Être dans ce tableau est déjà très valorisant pour Sadio […]. Une 29e place ne veut donc pas dire que Mané est devenu un joueur de faible niveau. »

De son côté, l’ancien entraîneur adjoint des U20 du Sénégal rappelle que « le Ballon d’Or africain est une compétition différente, qui valorise davantage les performances en sélection, les grandes compétitions continentales, les titres et l’influence du joueur sur son équipe ».

Si le double Ballon d’Or africain en 2019 et 2022 fait figure de candidat très sérieux pour un troisième sacre, la concurrence s’annonce rude. Le tenant du titre, Achraf Hakimi, classé 13e au Ballon d’Or mondial, soit 16 places devant le Sénégalais, a remporté la Ligue des champions avec le PSG. Il devra également compter avec son coéquipier en équipe nationale, Ismaïla Sarr, auteur de 21 buts avec Crystal Palace, vainqueur de la Ligue Europa Conférence, dont il a été élu meilleur joueur et meilleur buteur, et auteur de quatre réalisations au Mondial.

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