De la tension des coulisses à l’émotion du terrain, Pape Gueye est revenu avec une sincérité rare sur la finale de la CAN. Entre la pression psychologique et la fierté d’avoir marqué l’histoire, le milieu de terrain des Lions raconte son épopée.
Pour Pape Gueye, cette finale ne s’est pas jouée uniquement sur le rectangle vert. Dans un entretien accordé à So Foot, l’ancien Marseillais plonge dans les secrets de ce sacre et l’impact immense que cela a eu sur sa vie et celle de ses proches.
Une préparation sous haute tension
L’ambiance d’avant-match était électrique, et pas seulement pour des raisons sportives. Pape Gueye se souvient du changement d’atmosphère radical à l’approche du dénouement :
« Cette finale, c’est le match le plus intense que j’aie jamais joué. On est passés du rire aux larmes… Je ne vais pas revenir sur tout ce qui s’est passé, mais si je devais ne retenir qu’une seule chose, ce serait notre état d’esprit. »
Malgré l’hostilité ambiante et les imprévus logistiques, le groupe est resté imperméable : « On était quasiment livrés à nous-mêmes. Si un fou avait voulu nous mettre une pêche… C’est un truc qui nous a mis direct dedans. »
La libération par le but
Auteur d’une performance marquante, le milieu de terrain décrit son but comme l’explosion de toutes les émotions accumulées pendant la compétition.
« Ce but a été une sorte de libération. J’en tire beaucoup de fierté parce que je suis le seul joueur sénégalais à avoir marqué dans une finale. C’est un sentiment extraordinaire. »
Il souligne également l’importance de la bulle de concentration qu’il s’était créée : « Quand Pape Thiaw nous a parlé, les consignes étaient les mêmes… Mais moi, la veille, j’ai eu du mal à dormir tellement j’étais excité. »
« Mon père, c’est une star au Sénégal »
Au-delà de la gloire personnelle et du million d’abonnés atteint sur Instagram, ce sont les racines qui priment pour le Lion. Entre l’apprentissage du wolof et ses investissements au pays, il savoure le bonheur apporté à sa famille.
« Mon père, c’est une star au Sénégal, c’est le boss ! (rires) Je sens aussi que mon statut a changé. Mais je ne m’en contente pas, t’as capté ? On a deux CAN, j’espère qu’il y en aura une troisième en 2027. »
Désormais tourné vers l’avenir, Pape Gueye confirme qu’il est prêt pour les prochains défis, avec toujours cette même « hargne » qui l’a porté jusqu’au sommet de l’Afrique.

























