À 34 ans, Said Martínez est devenu l’un des visages les plus connus de l’arbitrage de la CONCACAF. Celui qui dirigera le huitième de finale entre la Belgique et le Sénégal n’a pourtant pas suivi un parcours classique. Portrait.
Avant de vivre de l’arbitrage, le Hondurien passait son temps à faire des va-et-vient entre les terrains de football et les bancs de l’université, où il étudiait les mathématiques.
Cette double vie lui a d’ailleurs valu le surnom d' » El Matemático ». Il faut dire que l’arbitre hondurien avait même mis sa carrière d’arbitre entre parenthèses le temps de terminer ses études, avant de retrouver son sifflet avec encore plus d’ambition.
Car l’arbitrage, chez les Martínez, c’est une affaire de famille. Son père officiait déjà comme arbitre et a transmis cette vocation à son fils.
Said s’y est d’ailleurs mis très jeune. Il est ainsi devenu le plus jeune arbitre de l’histoire de la première division hondurienne. Et depuis, il n’a fait que de monter en puissance. Sa réputation a ensuite dépassé les frontières de la zone CONCACAF.
Aujourd’hui, il officie dans les plus grandes compétitions internationales. En 2022, au Qatar, il est entré dans l’histoire en devenant le premier arbitre hondurien à diriger un match de Coupe du monde en tant qu’arbitre principal.
Quelques polémiques
Le Mathématicien peut d’ailleurs se vanter d’avoir été choisi pour arbitrer le premier match de Lionel Messi avec l’Inter Miami. C’était en juillet 2023 contre Cruz Azul.
Pourtant, sa carrière n’a pas été un long fleuve tranquille. Il avait fait la polémique lors de la demi-finale olympique entre la France et l’Égypte à Paris en 2024. Plusieurs de ses décisions avaient suscité des interrogations. Tout comme lors de la demi-finale de Ligue des nations CONCACAF 2025 qui opposait le Canada au Mexique. Said Martinez a été vivement critiqué après ne pas avoir accordé un penalty aux Canadiens pour une faute d’Edson Álvarez.
Ce mercredi soir, c’est cet arbitre qui sera au sifflet de Belgique-Sénégal. Avec, sans doute l’espoir de ne pas faire parler de lui à l’issue du match.























