C’est dans le confort sobre de son bureau que le nouveau patron de la Tanière se confie, sans détour. Dans un t-shirt tout aussi sobre, mais très parlant avec un message «Vive l’Afrique» sur la poitrine, Alain Giresse, qui ne se gène pas d’évoquer son mètre 63, est déjà bien dans son élément. Après une dizaine de jours seulement passée à la tête de l’Equipe nationale du Sénégal, il s’est offert un emploi du temps très chargé qu’il a commencé à dérouler, non sans peine. Entre le choix du stade qui abritera le match contre l’Angola, la supervision de l’adversaire à la Can, la confection de la liste des joueurs et la composition de son staff technique, Gigi a de quoi défricher un terrain touffu. Sans prendre de gants. Entretien.
Coach, vous venez de boucler votre première dizaine de jours à la tête de la Sélection nationale du Sénégal. Quelles sont vos premières impressions par rapport à l’environnement, les relations que vous commencez à nouer avec les dirigeants et les acteurs du football sénégalais ?
D’abord, je n’ai pas encore totalement toutes les impressions. Parce qu’il a fallu que je me plonge rapidement dans le travail consistant à mettre en place réellement ma fonction, sur les divers paramètres, en l’occurrence la constitution d’un staff, la connaissance et la découverte de la fédération. Des gens qui, à travers leurs fonctions, peuvent être en relation avec mon travail, sur le plan administratif par exemple. Il y a, également, un élément qui, malheureusement, existe ici, qui préoccupe et qui prend du temps. C’est le lieu qui doit accueillir notre prochain match. Je me suis déplacé en Gambie pour voir le terrain qui pourrait éventuellement recevoir le match du 23 mars prochain (contre l’Angola, Ndlr). Ensuite, commencer à défricher la liste, recenser le potentiel des joueurs, avoir les informations, essayer de les connecter… Tout cela, pour le moment, commence à se clarifier, mais au début, c’était touffu, confus. Progressivement, ça se calme. On essaie d’accélérer, par rapport au travail à réaliser.
De façon globale, qu’est-ce qui vous a marqué sur l’environnement du pays par rapport aux autres que vous avez quittés, en l’occurrence le Gabon et le Mali ?
Ce jeu de comparaison doit être prétentieux, cela peut avoir une notion de jugement. Strict. Mais il y a certaines choses qui différencient, qui sont plus positives dans un endroit ou un autre. Plus tard, je pourrai m’avancer dans ce domaine.
Vos premiers contacts avec les dirigeants sont-ils encourageants par rapport à l’idée que vous vous faites de l’environnement de l’Equipe nationale ?
Oui, je prends mes marques avec les gens.
A propos de la visite effectuée en Gambie, quel enseignement en avez-vous tiré, notamment sur la question de la pelouse, qui était votre principale préoccupation, si l’on en croit vos différentes déclarations ?
Vous avez raison de dire que c’était ma principale préoccupation. Bien sûr, c’est important d’avoir un niveau d’hôtellerie convenable, mais il est vrai que j’insiste sur la qualité de la pelouse. Il faut un terrain en bon état et celui de la Gambie ne correspond pas du tout. Il est vraiment dans un très mauvais état. Un piteux état même. Je pense que le laps de temps qui reste d’ici au match (deux mois, Ndlr) ne sera pas suffisant pour rendre le terrain tout à fait honorable à la pratique du football. Il n’y a pas de terrain d’entraînement non plus. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est le terrain de jeu et, à mon niveau, je ne peux pas apprécier ce stade-là comme pouvant recevoir un match de notre équipe.
Pourtant, les responsables locaux pensent que nous pouvons être dans les délais pour retaper la pelouse d’ici au 23 mars. Vous êtes sceptiques quant à cette perspective ?
Oui, mais dans ces cas-là, il y a une prise de risque que moi, je ne veux pas prendre. Si eux prennent ce risque, quelle en sera la répercussion pour eux ? Moi, je ne peux pas me permettre de prendre ce risque-là et d’avoir, le jour du match, une pelouse en mauvais état. Etant donné la limite de temps, je ne peux pas prendre ce risque. Eux peuvent penser que ça puisse se faire, mais ce ne sont pas eux qui vont subir les conséquences. Ce sera notre équipe. Et ça ne peut pas se faire.
Alors, quelle est l’alternative qui s’offre au Sénégal, à votre avis ?
Pour ça, c’est dans les instances de la fédération qu’il faudrait voir, rapidement, les possibilités qui s’offrent à nous, avec toujours cette exigence du terrain.
Cela risque d’être compliqué, puisque la Mauritanie s’était certes rendue disponible, mais ne dispose que d’une pelouse synthétique, le Mali est englué dans une crise politico-militaire. Du coup, parmi les pays qui étaient évoqués comme pouvant accueillir le Sénégal, il ne reste plus que le Maroc et la Côte d’Ivoire…
Pour la Côte d’Ivoire, je me demande, après la façon dont s’est déroulée la double confrontation contre le Sénégal (les incidents du 13 octobre, Ndlr), si ce serait un choix judicieux. Je n’étais pas là pour savoir réellement, mais je porte juste une réflexion comme ça.
C’est le Maroc qui vous enchanterait alors, non ?
Bon, on sait qu’au Maroc, il y a le choix en termes de stades de qualité. Maintenant… (Il ne termine pas sa phrase).
Concernant toujours la préparation de votre première rencontre officielle du 23 mars prochain, au-delà du choix du lieu du match, il y a aussi la nécessité de superviser l’adversaire. Votre déplacement en Afrique du Sud où l’Angola dispute présentement la Can était évoqué. Vous y allez quand ?
Je pars la semaine prochaine. Je verrai notamment les matches Afrique du Sud – Angola et Angola – Cap-Vert.
Avez-vous regardé leur premier match ?
Oui. (L’Angola a fait match nul samedi, contre le Maroc 0-0, Ndlr).
Leur prestation vous a rassuré ou inquiété ?
Je n’ai pas regardé le match pour me rassurer ou pour avoir des craintes. J’ai simplement vu l’équipe et c’était plutôt pour tirer des enseignements.
Quels sont ces enseignements ?
J’ai vu une équipe qui a fini fort. Qui, sur le plan de la condition physique, était au point. Qui a un style de jeu un peu plus latin qu’un football très puissant, engagé. L’équipe a évolué avec deux systèmes, l’un en première mi-temps, l’autre en seconde mi-temps. C’est toujours instructif et nécessaire de bien connaître son adversaire.
En participant à la Can, les Angolais disputeront au moins trois matches. Cela fera une bonne préparation avant la rencontre du 23 mars. Est-ce forcément un avantage pour eux ?
C’est le genre de choses dont on ne peut rien. Eux font la Can, nous non. Il n’y a pas de solution. Nous avons un match amical et c’est tout. C’est bien, c’est mal, on n’y peut rien. Mais ce n’est pas forcément un avantage pour eux. Selon le déroulement du premier tour ou de la suite, on ne sait jamais, il peut y avoir des répercussions. Ce n’est pas toujours évident. Il peut y avoir de la décompression, ça peut créer des troubles selon le résultat, ou une euphorie qui déconcentre également… Il y a tous ces paramètres qui entrent en compte après une Can.
Concernant le match amical que vous allez disputer le 06 février, il se dit qu’il y a encore des incertitudes autour de l’adversaire. La Guinée se serait désistée…
Ce n’est pas aussi évident. C’est plutôt en train de se mettre en place pour se finaliser. Ce n’est pas aussi catégorique qu’on ne l’a dit, quant à ce que la Guinée joue contre une autre équipe. Cela a l’air toujours possible qu’on joue contre elle.
Pour une alternative, on a pourtant annoncé l’Egypte comme votre potentiel adversaire…
Je n’ai pas eu d’informations de ce côté-là.
Si vous aviez à choisir entre les deux, quel adversaire rencontreriez-vous ?
Ce que je choisis, c’est un match. Le match est important pour moi, puisque ce sera une première rencontre pour discuter, échanger, projeter, avec des joueurs, les voir travailler à l’entraînement et surtout le match qui va me donner des informations. Ce n’est pas la notion de résultat, mais je vais voir sur place, de visu, les joueurs évoluer face à un adversaire, ce sera intéressant. Après, un match, il faut qu’il se joue dans les meilleures conditions, dans le cadre des championnats respectifs des joueurs. Le fait de jouer en France permet d’avoir facilement accès aux joueurs par rapport à leurs clubs. Vous parlez de l’Egypte, je ne sais pas où cela devrait se jouer. Si c’est en France, pourquoi pas ? Maintenant, s’il faut aller en Egypte, vous vous rendez compte de ce que ce sera comme complications pour les joueurs ? Certains vont jouer la semaine d’après en Ligue des Champions, etc. Cela fait trop de remue-ménage. Il faut pouvoir faire un match avec peu de temps et peu de déplacement pour les joueurs. Donc, autour de Paris, ce serait mieux parce que les joueurs peuvent être là en une heure, même ceux d’Angleterre sont là, ceux qui sont un peu plus loin feront trois heures, pour venir comme pour repartir. C’est facile.
Avez-vous une idée du groupe que vous allez constituer ? Avez-vous entamé les contacts en ce sens avec les joueurs en question ?
C’est difficile d’avoir les contacts des joueurs. Je peux appeler certains, mais ça ne décroche pas beaucoup. J’ai eu quelques-uns, mais je n’aurai pas vraiment le temps d’avoir tout le monde. Une liste sera communiquée et on avancera comme ça. Ce sera évidemment une première liste ressentie, cela ne veut pas dire qu’elle sera toujours la même. Il faut ajuster, mettre la liste qu’il faut voir évoluer ; mais on sait très bien qu’entre la première liste d’un sélectionneur, à la prise de fonction et au bout de six mois, il y a des modifications. Il faut toujours démarrer par une première liste qui permet justement de rentrer dans la connaissance de tous les joueurs et de pouvoir décanter un noyau, une assise dans l’effectif.
Est-ce que cette première liste se rapprochera de la dernière de votre prédécesseur ?
Je ne sais pas. J’ai la liste de l’ensemble des joueurs, mais je ne vais pas regarder si elle correspond ou pas à la précédente sélection. Mon problème n’est pas de me préoccuper de savoir qu’est-ce qu’il y avait avant, mais de voir ce que j’ai comme élément, comme appréciation, comme information et comme ressenti. Je sais que vous allez faire plein de comparaisons… Après ma première liste au Mali, on a dit : «Giresse dans la continuité.» Mais il faut démarrer par les premières bases, après, il y a les joueurs qui arrivent et d’autres qui sortent. Ce sont des mouvements qui peuvent exister.
Quels seront vos critères de sélection ?
Dans l’absolu, il faut jouer avec son club. C’est le premier critère. Mais il y a toujours des variantes par rapport à un joueur qui ne joue pas dans son club et qui est présent en sélection. En France, on a vu Hugo Lloris, mais l’exemple le plus marquant, c’est l’Allemand (Miroslav) Klose qui ne jouait pratiquement pas au Bayern, mais qui était titulaire (en sélection) parce qu’il était performant. Ensuite, c’est de rentrer dans l’équilibre. Le critère ne sera pas simplement les qualités. Il y a des secteurs de jeu où il y a beaucoup de joueurs de qualité, sauf qu’ils sont tous dans la même zone et l’on ne peut pas faire jouer tout le monde.
L’indice de rayonnement du championnat pèsera-t-il sur le choix du joueur ?
Les cinq meilleurs champions en Europe sont l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la France. S’il y a quelqu’un qui éclabousse de tout son talent, oui ! Mais ce n’est pas systématique. Ce sera toujours la relation que le joueur aura avec l’Equipe nationale. On ne peut pas se préoccuper exclusivement de ce qu’il fait en club. Il y a le club et l’Equipe nationale. Le plus important pour nous, c’est qu’il soit bon en Equipe nationale.
En faisant votre liste, allez-vous vous arrêter sur l’âge des joueurs ?
Pas forcément. Ce n’est pas un élément déterminant. Quand on regarde un joueur, on ne se demande pas quel âge il a, mais s’il est bon ou pas, s’il a un profil intéressant ou pas. S’il joue, c’est parce qu’il est en pleine possession de ses moyens. Evidemment, ce ne sont pas les mêmes moyens qu’on a quand on a 20 ans ou 30 ans. Après, il y a sa gestion personnelle, son entraînement avec son club.
Deux des derniers gardiens sélectionnés (Khadim Ndiaye et Ousmane Mané) évoluent dans le championnat local, l’autre (Bouna Coundoul) à Paralimni, en Chypre, un championnat très peu coté. Etes-vous préoccupé par le poste des gardiens de but ?
La question des gardiens de but, c’est un peu le problème africain. Il n’y a pas beaucoup de pays qui peuvent revendiquer d’avoir eu plusieurs gardiens dans les grands championnats. Il y a eu le Cameroun qui a quand même eu des joueurs à ce poste et de façon répétée, avec les (Thomas) Nkono, (Jacques) Songo’o, (Idriss Carlos) Kameni, (Antoine) Bell, etc. Ici, il y a eu Tony Silva, qui a fait une belle carrière, mais aujourd’hui, on ne peut pas dire que ça soit le point fort en Afrique. Ça vient peut-être du fait qu’il faut travailler spécifiquement cette fonction. C’est un poste qu’il ne faut pas négliger. C’est très difficile de mettre les gosses dans les buts. Personne n’aime jouer dans les buts. Après, il faut avoir cette spécificité de travailler ce poste. Ça commence à arriver. On commence à voir des gardiens africains un peu partout. C’est important d’avoir de bons gardiens. Parce qu’une équipe sans gardien…
L’autre souci ici, c’est peut-être les arrières latéraux ?
Ah là ! Je me dis : «Mais au Sénégal, ils ont dû fabriquer des terrains de quarante mètres de large alors qu’un terrain en fait presque 70 mètres. Pourquoi les constructeurs ont rétréci les terrains ? Pourtant, il y avait de la place. Ils ont fait que tout le monde joue dans l’axe !» (Il rigole). Au Mali, c’était pareil. Et là, ce n’était pas derrière ou devant, mais tous, au milieu ! Au Sénégal, c’est derrière ou devant. Vous savez que dans les terrains, il y a de la place sur les côtés ? Pourquoi ne pas l’utiliser ?
Généralement, vous développez quel genre de relation avec vos joueurs ?
Déjà, il faut apprécier le joueur. Mais cela ne peut pas être une relation d’amitié. Elle sera professionnelle, saine et de respect. Maintenant, au-delà de la relation professionnelle par exemple, j’échange toujours avec les joueurs maliens et gabonais (…)
Dans la gestion de votre groupe, êtes-vous plutôt gendarme ou plutôt flexible ?
Tout dépend de ce qu’on entend par flexibilité. Un entraîneur, dans sa gestion, doit toujours être vigilant. Il y a des règles de vie et de respect. Il faut un engagement par rapport à cela. Je suis quelqu’un de rigoureux qui comprend les joueurs et qui demande un peu plus d’engagement et de rigueur dans leur profession. Sous cet angle, je suis à la fois gendarme et flexible. Ce métier est passionnant et exigeant, il n’est pas facile. La vie de loisir est très réduite. On ne peut pas être footballeur de haut niveau, être quelqu’un de public, apprécié, gagner beaucoup d’argent et pouvoir sortir tous les soirs. Ce n’est pas possible. C’est l’un ou l’autre.
Hésiterez-vous à sanctionner les coupables d’écarts de conduite ?
Le joueur sera le premier à se pénaliser. J’ai suffisamment d’expérience pour dire et pour savoir qu’il y a des joueurs qui, quand je les croise, disent : «Si j’avais su !» Quand on a une équipe, on peut imposer des règles, mais on n’est pas là, derrière eux tous les jours.
Quels sont les critères qui seront déterminants pour être leader dans votre sélection ?
C’est la caution morale, l’état d’esprit, ce que le joueur représente par rapport aux autres. C’est tout un ensemble qui détermine le choix du capitaine.
Vous jouiez dans un poste très important dans la transmission du ballon. Quel est le degré d’importance du style de jeu dans votre approche du football ?
Il y a d’abord l’aspect moral des choses, la détermination, l’engagement. Après, il faut avoir l’intelligence de jeu, cette capacité à utiliser les temps forts et les temps faibles. Tenir le ballon quand il faut, préparer, accélérer quand il le faut, savoir être patient parce que c’est fermé, savoir porter les coups décisifs. J’ai joué avec cette capacité à tenir le ballon.
Quels sont les entraîneurs qui vous ont marqué ?
Sans faire offense aux autres, j’en ai principalement deux. Aimé Jacquet. Avec lui (à Bordeaux), j’étais un capitaine qui avait beaucoup de proximité avec son entraîneur. C’était un entraîneur très sérieux, qui a une grosse passion, très sérieux et qui a le souci du détail. L’autre, c’est Michel Hidalgo, en Equipe de France. Lui, c’est toute une sensibilité pour un jeu offensif, la confiance aux joueurs et la priorité au ballon. C’est lui qui m’a fait jouer au milieu avec Platini. Au début, les gens disaient qu’ils (Platini et Giresse) ne pouvaient pas jouer ensemble. Quand il nous a fait part de sa volonté, nous y avons cru.
Duquel des deux êtes-vous le plus proche ?
Avec Michel Hidalgo, j’ai une bonne proximité. Mais en termes de référence professionnelle, j’ai connu Raymond Goethals (entraîneur de l’Om, 1991-1993, vainqueur de la Ligue des Champions en 1993), qui avait une analyse du football extraordinaire, de la finesse et de la malice. Quelqu’un de très intéressant.
Où en êtes-vous avec la constitution de votre staff technique ?
Il est prêt à 90%. Quasiment terminé.
Peut-on avoir une idée des noms qui sont cochés sur la liste ?
Vous aurez un entraîneur adjoint, un préparateur des gardiens, un docteur, des assistants, des intendants, voilà.
Pour le préparateur des gardiens, on parle d’un certain Tony Silva. Vous confirmez les contacts ?
Oui on parle beaucoup. Oui tout est possible. Tout contact est nécessaire et indispensable à mon niveau et les éléments de choix seront là et feront que je prendrai une décision.
Donc il y a bien eu ce contact avec Tony Silva ?
Oui.
Y en a-t-il eu avec d’autres, pour le même poste ?
Il y en a eu.
Pouvons-nous savoir qui sont-ils, à défaut du choix que vous avez dégagé ?
Quand vous allez au théâtre, peu importe ce qui se passe dans les coulisses, ce que vous voulez voir, c’est ce qui se passe sur la scène. Donc, vous verrez quand ce sera finalisé.
C’est aussi le cas pour l’entraîneur adjoint ?
Oui, j’ai vu des entraîneurs, j’ai échangé avec eux, pour avoir une approche avec eux.
Dans quel cadre entre votre rencontre avec l’ancien sélectionneur des Lions, Amara Traoré ?
Privé ! Dans le cadre privé. Certains en font une rencontre professionnelle, mais non, c’était une affaire tout à fait amicale. On se connaît. En plus, par rapport à la fonction qu’il a eue, je trouvais tout à fait normal qu’on se rencontre.
Peut-on avoir une idée du profil que vous souhaitez pour votre adjoint ?
Mes critères principaux sont : compétence, engagement, fiabilité, honnêteté, discrétion.
Vous dites que la composition du staff est achevée à près de 90%. Quels sont les points qui restent pour compléter les 10% ?
Les 10%, c’est que je vous donne la liste des membres du staff. C’est la transmission publique, officielle.
Quelle idée vous faites-vous du niveau du championnat local ?
Je n’ai encore vu qu’un match. Je ne peux avoir, pour l’instant, une idée générale. Je comptais voir un autre match ce week-end, mais les matches se disputent en même temps que ceux de la Can. Dans ma fonction, l’observation de la Can est importante. Malheureusement, cela m’empêche de voir les matches du championnat. Sur un match, j’ai pris des informations, mais c’est en confrontant avec d’autres matches que je pourrai me rendre compte réellement du niveau des joueurs et des équipes.
Vous comptez rester combien de temps en Afrique du Sud ?
Je vais regarder les deux matches de l’Angola. Il faut que je revienne replonger dans le match amical. La Can, c’est l’observation du niveau, de la valeur du football africain. C’est une belle plateforme qui permet d’amasser plein d’enseignements. C’est vrai que nous n’avons qu’un seul adversaire direct qui y est, mais on peut tomber sur d’autres après. Il faut aussi voir est-ce qu’il y a eu des avancées, est-ce que ça stagne, ça évolue, dans quel sens ? Quand on est dans la fonction d’entraîneur national, on n’a pas le même regard qu’un spectateur qui voit un match de football. On a une autre vision.
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