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Réuni ce samedi à Alger, le Comité exécutif de la Caf va rouvrir le processus de candidatures pour l’organisation de la Can 2025, qui a été retirée à la Guinée. Du coup, la course est lancée, avec déjà l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud qui seront candidats. Quant au Sénégal, par la faute d’un cahier des charges lourd et trop exigeant, seule une co-organisation pourrait l’inviter dans cette rude bataille de candidatures.

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Vendredi, à l’issue de la visite de son président Patrice Motsepe à Conakry, la Confé­dération africaine de football (Caf) a décidé de retirer l’organisation de la Can 2025 à la Guinée. L’instance panafricaine a expliqué un peu plus tard, dans un communiqué, que son choix a été effectué «en raison du manque d’infrastructures et installations en Guinée capables d’accueillir une Coupe d’Afrique des nations de classe mondiale».

Réuni ce samedi à Alger, le Comité exécutif de la Caf va rouvrir le processus de candidatures pour l’organisation de la compétition.

Et dans la même foulée, le patron du football africain a été un peu plus clair sur les conditions d’attribution.

«Aucun pays ne sera favorisé !»

«Je peux vous assurer qu’il n’y a aucun pays en Afrique qui va être favorisé ou qui pourra faire pression à propos d’un autre pays», a averti le Sud-Africain Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse à Alger. «Cela ne se produira pas», a martelé le président de la Caf, en soulignant que la perception qu’ont les Africains de son organisation s’avère «très importante».

La direction actuelle de la Caf veut «bâtir un processus consistant à être justes, équitables et à traiter tout le monde sur un pied d’égalité. Nous voulons donner leur chance à tous les pays», a insisté Motsepe.

L’Algérie tire le premier et veut revenir 32 ans après 

Justement concernant les candidatures, l’Algérie a été le premier à se signaler par la voix de son ministre des Sports, Abderrazak Sebgag. Ce dernier a fait officiellement savoir, en marge du tirage du Chan 2023 samedi, son intérêt pour l’organisation de cet évènement auprès de la Caf. «Après le retrait de l’organisation de la Can 2025 à la Guinée, nous sommes prêts à déposer un dossier de candidature solide qui permettra à l’Algérie de défendre ses chances d’organiser cet évènement», a t-il ainsi confié à la presse.

Evoquant l’expérience accumulée par son pays dans l’organisation d’événements sportifs majeurs, le ministre a tenu à rappeler que l’organisation du prochain Chan en Algérie était une occasion de montrer les pleines capacités de son pays d’accueillir à nouveau une Can, 32 ans après. Une volonté confirmée par le président de la Fédération algérienne de football, Zefizef Djahid.

Le Maroc, 34 ans après…
Mais les Algériens ne seront pas les seuls. Ils devront batailler ferme face au Maroc, leur «ennemi juré». En effet, le Royaume chérifien envisage aussi de présenter sa candidature pour l’organisation de l’édition de 2025 de la Can. «La candidature du Maroc s’inscrit dans l’ordre des choses. Le Maroc dispose d’infrastructures pour l’organisation de grandes manifestations sportives internationales», a révélé au site Le360, une source au sein de la Fédération royale marocaine de football.

Si cette candidature marocaine s’officialise, elle aura tout d’un grand événement, car mine de rien, cela fait quand même 34 bonnes années que le Maroc n’avait plus accueilli la plus prestigieuse compétition du continent. Une éternité pour le Maroc qui, depuis quelques années, a dopé ses infrastructures sportives et compte 6 stades de très haut niveau et qui est le lieu de rendez-vous de diverses compétitions africaines ces dernières années. On annonce aussi que l’Afrique du Sud est dans les starting-blocks.

Motsepe : «J’encourage le Sénégal en partenariat avec d’autres pays…»

Qu’en est-il du Sénégal ? Organisateur de la Can en 1992, M. Motsepe a rappelé que le pays de la Téranga l’avait organisé «avec un grand succès». «J’encourage le Sénégal en partenariat avec d’autres pays et j’encourage chacun des 54 pays» de la Caf, a-t-il indiqué.

Mais l’exigence liée au cahier des charges pourrait freiner le pays de Sadio Mané, pas encore à jour au niveau des infrastructures. Le joyau de Diamniadio, le Stade Abdoulaye Wade, ne pouvant suffire, si on sait que la réhabilitation (en cours) de Léopold Senghor a connu beaucoup de retard.

Seule une co-organisation pourrait permettre au Sénégal de s’inviter dans cette rude bataille de candidatures. Mais avec qui ? Une possibilité avait été évoquée avec la Guinée. On connaît la suite…

Comme quoi, il faudra repasser pour voir le Sénégal, après l’édition de 92, accueillir une nouvelle Can.

Sourcelequotidien
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