Le cri de la tribune résonne dans les stades comme dans les cœurs : « Liberté 18 ». Le 12e Gaïndé déploie une solidarité sans précédent pour réclamer la libération des 18 supporters sénégalais, enfermés depuis le 18 janvier dernier suite à la finale de la CAN. Lors du match amical contre la Gambie, ce mardi au stade Abdoulaye Wade, ces suiveurs de l’équipe nationale ont lancé un message puissant : un corps peint, une lettre par supporter, pour former « Liberté 18 », et un huitième homme portant fière‐ ment le chiffre, symbole de leur combat.
Plus de deux mois ont passé depuis cette finale historique, cette victoire légendaire du Sénégal contre le Maroc (1‐0, après prolongation). Pourtant, derrière le triomphe, un goût amer persiste. La fin mouvementée de la rencontre, entre un penalty controversé et des incidents violents, a tourné au cauchemar pour ces supporters. Condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison pour «hooliganisme», leur sort soulève une indignation collective. La Fédération sénégalaise de football parle d’une «sévérité incompréhensible», dénonçant une décision disproportionnée » qui dépasse l’entendement.
18′
Sénégal 0-0 GambieStanding ovation pour les 18 supporters sénégalais tenus en otage par le Maroc pic.twitter.com/qnaY5vq5Jx
— Galsenfoot ⭐️⭐️ (@Galsenfootsn) March 31, 2026
Ce cri d’alarme, porté par la voix des sup‐ porters, la presse et aussi celle d’Édouard Mendy, ne passe pas inaperçu. « Quand le Sénégal est uni, nous pouvons faire tomber des montagnes », a appelé le gardien des Lions, lundi. Après un énième report du procès en appel, repoussé au 13 avril 2026 à la de‐ mande de la partie civile, la solidarité s’organise, l’espoir renaît. Le message est clair : la jeunesse sénégalaise ne laissera pas ses fils tomber dans l’oubli.
























