Pas forcément dans les plans de Pierre Sage la saison dernière, Abdallah Sima semble avoir fait mouche auprès de Dino Toppmöller : à 25 ans, le besogneux attaquant lensois sera de nouveau titulaire samedi sur la pelouse de Strasbourg, pour la deuxième journée de Ligue 1.
Un « grand match contre Paris » lors du Trophée des champions mi-août (1-0), un « gros travail contre Auxerre » en ouverture du championnat (5-2). Après seulement deux matches officiels, l’entraîneur des Sang et Or est déjà dithyrambique à l’égard d’Abdallah Sima.
L’international sénégalais (25 ans, 8 sélections) sera, en l’absence d’Odsonne Edouard, une fois de plus dans le onze artésien ce samedi à Strasbourg, où les Lensois tenteront de maintenir leur belle dynamique de début de saison.
Un mois d’août de rêve qui porte assurément la marque de Sima, ce dur au mal, essentiel en pivot, amoureux de la profondeur et longtemps délaissé par Pierre Sage l’an passé avec seulement six titularisations en Ligue 1.
Tantôt en 10 excentré, tantôt sur le côté de l’attaque, Sima n’a « pas eu (sa) chance », considère l’ailier de formation. « La Coupe de France était la seule compétition que je pouvais jouer et j’en ai profité pour exister ». Bien lui en a pris. Sima, c’est l’homme du but du sacre face à Nice au printemps dernier et le meilleur buteur nordiste dans la compétition avec cinq réalisations.
Un avant-centre charbonneur
Ses qualités étaient indéniables, encore fallait-il pouvoir les exploiter à leur juste mesure. Aujourd’hui, malgré la concurrence de Franjo Ivanovic, d’Odsonne Edouard ou encore de Rayan Fofana, Abdallah Sima a fait son trou à la pointe du système lensois, « là où je m’exprime le plus », analyse le principal intéressé.
« Le coach m’a donné cette chance. Là, c’est le Sima qui court, qui fait des efforts. Nous avons pas mal de profils offensifs et moi je suis plus dans la profondeur. Aujourd’hui je garde mieux la balle, c’est aussi de la confiance », estime ce « bosseur », ravi de voir son « travail payer ».
Issu d’une fratrie de dix enfants, façonné dans une académie de Dakar, Sima a longtemps ferraillé, d’Evian Thonon Gaillard qu’il découvre en district à 19 ans à une flopée de vestiaires (Slavia Prague, Brighton, Stoke City, Angers, Glasgow Rangers, Brest et Lens depuis 2025).
À l’image de son match face au PSG, où il a pesé sur la défense adverse pendant toute la rencontre, Sima est un joueur « chiant pour les adversaires », observe Dino Toppmöller. Intéressant dans la profondeur, quand il y a des espaces à exploiter, Sima retrouvera probablement le banc lorsque Lens sera confronté à des blocs bas, plus denses.
Mais samedi à Strasbourg, il a l’occasion de continuer de remonter dans la hiérarchie et de parachever son bon début de saison en trouvant le chemin des filets pour la première fois, face à des Alsaciens qui ont montré une grande friabilité défensive à Marseille la semaine dernière (4-0).
« C’est une équipe qui a connu pas mal de changements avec un nouveau coach, beaucoup de nouveaux joueurs, a analysé Dino Toppmöller. La façon de jouer de Strasbourg est difficile à prévoir. » Celle d’Abdallah Sima aussi.

























