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A moins de trois mois du coup d’envoi du Mondial 2026, le match amical contre la Gambie (3-1) au Stade Abdoulaye Wade devait servir de rampe de lancement pour les «nouveaux» et les revenants. Mais entre blessures précoces et prestations en demi-teinte, Nobel Mendy, Mamadou Diakhon et Bamba Dieng ont peut-être laissé filer leur dernier ticket pour l’aventure américaine. Analyse d’un test qui a laissé un goût d’inachevé.

Nobel Mendy : le baptême du feu tourne au cauchemar

L’histoire aurait pu être belle pour le natif de Guédiawaye. Aligné d’entrée par Pape Thiaw pour stabiliser l’axe central, le défenseur du Rayo Vallecano a vu son rêve s’arrêter brusquement. Une blessure musculaire précoce a forcé son remplacement, transformant sa première titularisation en souvenir amer. Dans un secteur défensif où la hiérarchie est quasi gravée dans le marbre avec les Seck et Niakhaté, ce contretemps physique pourrait s’avérer fatal. Pour Nobel, le train du Mondial vient peut-être de passer, faute de temps pour prouver sa résilience à ce niveau d’exigence.

Mamadou Diakhon : l’apprentissage accéléré reste invisible

Attendu comme l’étincelle capable de bousculer les lignes offensives, Mamadou Diakhon est apparu «éteint». Très peu en vue durant ses minutes sur le pré, le jeune prodige a semblé subir l’événement plutôt que de le porter. Face à un bloc gambien compact, son manque d’automatismes avec ses partenaires et une certaine timidité dans les duels ont sauté aux yeux. A ce stade de la préparation, le sélectionneur cherche des certitudes, pas des promesses. Diakhon a appris hier que le maillot national pèse plus lourd qu’un maillot de club, surtout quand les places pour le Mondial coûtent aussi cher.

Bamba Dieng : le come-back raté d’un champion

C’était le retour le plus scruté. Après une période d’exil médiatique et des performances en dents de scie, Bamba Dieng jouait gros. Malheu­reusement, l’attaquant n’a jamais semblé trouver le bon tempo. Trop souvent à contretemps, il a manqué l’occasion de rappeler pourquoi il était le «chouchou» du public lors des campagnes précédentes. Dans une Equipe nationale où la concurrence en attaque est devenue une véritable «guerre des tranchées», cette prestation terne sonne comme un signal d’alarme. Dieng n’est plus le premier choix, et ce retour manqué pourrait bien le reléguer définitivement dans la liste des réservistes pour l’été prochain.

Le Sénégal l’a emporté, mais Pape Thiaw repart avec plus de certitudes que de doutes concernant sa liste pour réaliser le rêve américain. Si les cadres assurent l’essentiel, la relève et les revenants ont manqué une occasion en or de redistribuer les cartes. En juin, il n’y aura plus de place pour les tests.

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