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En participant au Mondial 2026, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Ismaïla Sarr vont entrer dans l’histoire. Ils deviennent les premiers joueurs sénégalais à disputer trois Coupes du monde consécutives. Un exploit rare sur le continent africain, qui valide une longévité exceptionnelle au plus haut niveau.

Du 11 juin au 19 juillet prochains, les yeux de la planète seront braqués sur l’immense barnum du Mondial américain. Côté sénégalais, l’histoire a déjà commencé avant même le premier coup de sifflet. En foulant les pelouses d’Amérique du Nord, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Ismaïla Sarr vont s’offrir une place à part dans le panthéon national.

Russie 2018, Qatar 2022, et maintenant États-Unis-Mexique-Canada 2026. Trois Mondiaux d’affilée. L’air de rien, aucun Sénégalais n’avait jamais réussi une telle passe de trois. Même la mythique génération de 2002, quart-de-finaliste en Corée et au Japon, n’avait pu rééditer sa qualification quatre ans plus tard. Preuve que la régularité à ce niveau est un art difficile. L’icône Sadio Mané avait dû déclarer forfait pour l’édition qatarie en raison d’une blessure au péroné droit juste avant le tournoi.

Le club des « triplés »

Pour mesurer la taille de la performance, il faut élargir la focale au continent africain. En Afrique, les éliminatoires sont un hachoir à viande. Les favoris tombent comme des mouches et aligner trois phases finales consécutives relève presque de l’anomalie. En rejoignant ce cercle ultra-fermé, les trois Lions s’assoient à la table des légendes.

On pense évidemment à l’emblématique capitaine du Cameroun, Rigobert Song. Le « Vieux Lion » a marqué la compétition de son empreinte en participant à quatre éditions, dont trois consécutives (1994, 1998, 2002), avant de clore son immense chapitre international en Afrique du Sud en 2010. L’histoire se souvient qu’en 1994, aux États-Unis déjà, il était devenu à 17 ans le plus jeune joueur exclu de l’histoire du tournoi.

Autre monument du football africain : Asamoah Gyan. L’attaquant des Black Stars a lui aussi enchaîné le triptyque 2006, 2010 et 2014. Dès 2006 à Cologne, il marquait les esprits en inscrivant le tout premier but du Ghana dans la compétition face à la République tchèque, après seulement 68 secondes de jeu (le plus rapide de cette édition). Aujourd’hui encore, Gyan reste le roi des buteurs africains en Coupe du monde avec 6 réalisations.

Le piège de la non-qualification

Pour d’autres grands noms, c’est l’irrégularité de leur sélection nationale qui a brisé le rêve de la continuité. Samuel Eto’o affiche certes quatre phases finales au compteur (1998, 2002, 2010, 2014), étant même le plus jeune joueur de l’édition 1998 en France à seulement 17 ans, mais il a manqué l’édition 2006 en Allemagne. Le Cameroun avait été privé de Mondial par l’Égypte et la Côte d’Ivoire lors des qualifications de la zone Afrique.

Le constat est le même pour le Ghanéen André Ayew. Présent en 2010, 2014 et 2022, le capitaine des Black Stars a vu sa série interrompue par l’absence du Ghana en Russie en 2018, coupant net son élan.

Les clés d’une longévité en béton

Voir Kalidou Koulibaly, Gana Gueye et Ismaïla Sarr valider leur ticket pour 2026 n’a donc rien d’un hasard ou d’un alignement des planètes. C’est le prix d’une discipline et d’une régularité de métronome, en club comme en sélection. Avec Sadio Mané et Édouard Mendy, ces trois-là sont les survivants et les garants de l’âge d’or des Lions entamé sous l’ère Aliou Cissé.

Participer à trois Coupes du monde consécutives est une performance rare en Afrique. Ils ont traversé les générations, survécu aux blessures et tenu le cap. En s’envolant pour l’Amérique du Nord, ils s’apprêtent à entrer davantage dans l’histoire du football sénégalais. Un record gravé dans le marbre, qu’il ne sera pas facile d’aller chercher.

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