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Le premier grand rassemblement des Lions de la Teranga sous la houlette de Patrick Vieira s’est achevé ce week-end à Marseille. Avec deux matchs officiels et une rencontre amicale au programme, le nouveau sélectionneur présentait son premier grand oral. Le verdict est tombé : sur le plan purement comptable, la transition se passe pour le mieux.

Avec deux victoires et un match nul, le Sénégal reste invaincu, n’ayant encaissé qu’un seul petit but en trois confrontations. Pourtant, derrière la froideur des chiffres, le contenu des matchs laisse entrevoir l’ampleur du chantier qui attend le technicien français.

Un démarrage poussif mais pragmatique en éliminatoires

Le baptême du feu s’est avéré périlleux le 25 septembre dernier à Maputo. Privé de Sadio Mané, blessé, Patrick Vieira a immédiatement marqué son territoire en opérant des choix forts, à l’image de la titularisation de Yehvann Diouf dans les buts et du capitanat confié à Moussa Niakhaté. Face au Mozambique, les Lions ont dû se contenter d’un match nul (1-1) frustrant mais formateur pour l’entame des qualifications de la CAN 2027.

Quatre jours plus tard, face à l’Éthiopie, c’est le réalisme qui a pris le dessus. Malmenés par des Éthiopiens entreprenants, les Sénégalais s’en sont remis au talent du jeune Parisien Ibrahim Mbaye pour inscrire l’unique but de la rencontre (1-0). Si le jeu collectif est apparu laborieux et en manque cruel de liant, la solidité défensive et les arrêts décisifs de Diouf ont permis de sécuriser quatre points précieux à l’extérieur.

Le Vélodrome comme laboratoire du futur

C’est à Marseille, lors d’un match amical de gala face aux Comores le 4 octobre, que la patte Vieira a commencé à se dessiner plus nettement. Devant un public largement acquis à leur cause, les Lions l’ont emporté (1-0) grâce à une réalisation précoce d’Iliman Ndiaye, parfaitement servi par un Ibrahim Mbaye décidément intenable lors de ce rassemblement.

Au-delà de la victoire, ce match a servi de laboratoire à ciel ouvert. Vieira a profité de l’occasion pour faire tourner son effectif et donner du temps de jeu à la nouvelle garde, tout en insistant sur la discipline tactique. En conférence de presse, le sélectionneur s’est dit « très satisfait » de la progression de son groupe, tout en endossant son costume de protecteur des cadres. Chahutés par les observateurs pour leur rendement, les vétérans Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye ont reçu le soutien public et ferme de leur entraîneur, qui a loué leur rôle de guides indispensables pour la jeunesse.

La transition générationnelle est lancée

Ces trois premiers matchs ont posé les fondations de ce que sera le Sénégal version Vieira : une équipe solide, difficile à bouger (deux clean-sheets consécutifs), mais qui doit encore fluidifier ses transitions offensives. Le message est en tout cas clair : la méritocratie prime et la jeunesse (Ibrahim Mbaye, Sadibou Sané) est prête à bousculer la hiérarchie. Rendez-vous au prochain rassemblement pour voir si les promesses de solidité se transformeront en certitudes dans le jeu.

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