Il a brillé à la Jeanne d’Arc, puis surtout au FC Copenhague. En 2020, Dame Ndoye a rangé les crampons, et il a aussitôt entamé sa reconversion sur le banc, en commençant par le bas de l’échelle : l’ES Grand-Yoff, en quatrième division amateur. Il n’y est pas resté longtemps. Cette année, l’ancien attaquant des Lions a franchi un palier en rejoignant la Ligue 2. Youssouph Fall, président d’Oslo Académie, lui a confié les rênes de son équipe, avec son grand frère Ousmane Ndoye à ses côtés.
À la veille du coup d’envoi du championnat, Dame Ndoye a posé sur ses réseaux sociaux les termes de son nouvel engagement : « Le football m’a beaucoup appris, et aujourd’hui, c’est à mon tour de transmettre. Après avoir vécu de grandes expériences en tant que joueur, je mets désormais mon vécu, ma passion et mes connaissances au service de la nouvelle génération en tant que coach à Oslo Football Académie. Mon objectif est d’accompagner ces jeunes talents, de les aider à progresser et de leur transmettre les valeurs qui font la différence : le travail, la discipline, l’humilité et la détermination. Le chemin vers le haut niveau demande des sacrifices, mais avec de la patience, de la foi et beaucoup de travail, tout est possible. »
Sur le terrain, le message est passé. Pour la première journée, Oslo affrontait l’AS Camberène, tout juste reléguée en Ligue 2, et la rencontre a tourné au festival offensif. Les Jaune et Noir se sont imposés 4-2, grâce à un doublé du jeune prodige Bara Guèye et à des buts de Malang Mendy et Samba Sarr.
Lors de la 2e journée, Samba Sarr s’est mué en héros et a offert à son équipe un deuxième succès, cette fois face à un prétendant à la montée en Ligue 1. Le groupe a montré qu’il ne dépendait pas d’un seul homme, et c’est peut-être le signe le plus encourageant de ce début de parcours.
Un début de rêve, donc, mais qui n’est qu’un début. Le championnat de Ligue 2 est un marathon, et Dame Ndoye le sait mieux que quiconque. Il lui faudra gérer la durée et l’enchaînement des matchs, la profondeur d’un effectif très jeune, et la pression qui grandit à mesure que les victoires s’accumulent. Il lui faudra aussi composer avec les absences de ses jeunes pépites, appelées à briller sous d’autres cieux, et avec des adversaires qui ne se laisseront pas surprendre une deuxième fois. Pour un technicien qui découvre ce niveau, c’est un apprentissage de chaque semaine.
L’histoire récente rappelle d’ailleurs qu’un bon départ ne garantit rien. Les Galactiques avaient eux aussi remporté leurs cinq premiers matchs de la saison, et pourtant ils étaient loin de franchir la ligne d’arrivée en premier. À Oslo, on devrait s’en souvenir : les titres et les montées se jouent en mai, pas en octobre.
Pour l’instant, Dame Ndoye peut savourer. Sa jeune équipe pratique un football offensif et décomplexé, et l’ancien Lion y met en pratique les valeurs qu’il défendait en annonçant ses débuts : travail, discipline, humilité. L’aventure démarre brillamment. Reste à savoir si elle ira jusqu’au bout.
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