Vingt-trois ans après la Coupe d’Afrique des Nations 2002, le nom Sarr refait surface au plus haut niveau continental. Mais cette fois, il ne s’agit plus de Pape Sarr, milieu de terrain sénégalais privé de la finale après son expulsion face au Nigeria. C’est désormais Mamadou Sarr, son fils, qui porte cet héritage sous le maillot des Lions.
Né le 29 août 2005, quelques mois après la finale de la CAN perdu par le Sénégal devant le Cameroun aux tirs au but, Mamadou Sarr s’est construit loin de l’ombre pesante de 2002, mais avec la conscience d’un passé marquant. Formé à l’Olympique Lyonnais puis révélé à Strasbourg, le futur patron de la défense des Blues de Chelsea s’est progressivement imposé par sa lecture du jeu, son sens du placement et sa maturité précoce.
Convoqué par le sélectionneur Pape Thiaw, Mamadou Sarr a fait le choix de représenter le Sénégal, alors qu’il était également éligible avec la France. Un choix assumé, motivé par l’attachement familial et la volonté de s’inscrire dans la continuité de l’histoire des Lions. En demi-finale de la CAN 2025 face à l’Égypte, il a été lancé prématurément dans le bain dès la 22e minute, après la sortie sur blessure du capitaine Kalidou Koulibaly. Sans se laisser impressionner, il a livré une prestation solide, faisant preuve de calme et d’efficacité dans l’axe de la défense.

























