L’affaire des 18 supporters sénégalais placés en détention provisoire à Rabat, au Maroc, continue de susciter une vive indignation. Dans une publication rendue publique sur sa page Facebook, visitée par Senego, Me Patrick Kabou, avocat à la Cour et docteur en droit, dénonce de graves violations des droits fondamentaux de ses clients, allant jusqu’à qualifier leur situation de « prise d’otages au sens juridique du terme ».
Selon l’avocat, les ressortissants sénégalais ont été auditionnés et présentés au procureur du Roi sans la présence d’un interprète en wolof, une langue pourtant essentielle à leur compréhension de la procédure. À ce stade, affirme-t-il, les détenus ignorent toujours les faits précis qui leur sont reprochés, ce qui les prive, de facto, de leur droit de se défendre.
Me Kabou estime que cette situation constitue une violation manifeste des conventions internationales relatives au procès équitable, au respect des droits de la défense et à la protection des droits des détenus. Il rappelle que toute restriction à ces garanties engage la responsabilité pleine et entière des autorités compétentes quant à l’intégrité physique et morale des personnes détenues.
L’avocat déplore également l’impossibilité de rencontrer ses clients, une situation qu’il impute directement au procureur du Roi. Face à cet obstacle, son cabinet a mis en place des lignes de communication sécurisées afin d’informer et d’échanger régulièrement avec les familles des détenus sénégalais.

























